Avril 19, 2026

Editorial : Solidarité envers les populations sinistrées des inondations en cours

La nature n’a pas encore dit son dernier mot ! Les inondations en cours au Niger qui ont ravagé plusieurs localités laissent derrière elles un paysage de désolation et de souffrance. Parmi les zones impactées, le cas des villages du lit du fleuve mérite une attention particulière. Toutes les principales routes coupées ont mis les populations à rude épreuve d’où la nécessité d’agir et de les assister.

Des maisons détruites, des familles endeuillées, des rizières et des champs de culture complètement engloutis par les eaux, bref toutes les sources de subsistance sont devenues des marécages infertiles. Les eaux ont emporté les installations de la société Nigérienne Des eaux privant les populations de l’eau potable, notamment dans les villages complètement coupé et isolé exposant ainsi plusieurs familles dans une vulnérabilité extrême.

Selon les sources officielles, le pays comptabilise plus de 13.000 personnes sinistrés et près de 100 personnes ont perdu la vie à cause des inondations. Face à l'ampleur des dégâts, il est impératif que nous réagissions rapidement et collectivement. Les autorités départementales sont depuis le début de cette crise au côté des populations. En ce sens, chacun a un rôle à jouer afin d’apporter assistance à cette population. A l’heure actuelle, il existe des familles qui ont tout perdu. Ils n’ont même un toit pour dormir. Pourtant le ciel continu de menacer. Chaque geste compte, chaque don, chaque main tendue peut faire la différence pour ceux qui ont tout perdu.

Déjà, l’Etat du Niger a pris des dispositions pour rétablir la circulation à Sorey et à N’Dounga au grand bonheur des populations. Aujourd’hui, la priorité reste et demeure l’aide humanitaire envers ces familles qui sont dans le besoin avec des enfants qui continuent de dormir à la belle étoile. Qu’il s’agisse d’accueillir des familles déplacées dans les zones sécurisées, de donner aux associations qui œuvrent sur le terrain, ou simplement de prêter main-forte aux efforts pour sortir dans cette situation inconfortable. Chacun de nous peut et doit contribuer à l’effort commun, pour qu’ensemble, ces épreuves puissent être surmontées. Ensemble, nous pouvons montrer que la fraternité et la solidarité ne sont pas de vains mots, mais des valeurs qui nous unissent dans l’adversité.

Pour les habitants des villages touchés, le quotidien est devenu une lutte incessante contre la peur et le désespoir. Cette souffrance des populations en détresse ne se limite pas à la perte matérielle. C’est une douleur morale profonde, celle de voir exposé à d’autre situation vulnérable. Ainsi, ces inondations qui ont mis en lumière la puissance imprévisible de la nature nous interpelle tous et nous invite à une prise de conscience particulièrement ceux qui vivent dans les zones inondables.

Hadjara A. Barmou

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Sortie de la 19ème promotion d’élèves Officiers d’Actives en fin de formation : 257 Officiers de FAN prêtent à servir la patrie Sortie de la 19ème promotion d’élèves Officiers d’Actives en fin de formation : 257 Officiers de FAN prêtent à servir la patrie

Depuis des années, le Niger se fait marquer par l’accroissement des cadres de son Armée.  Ce mercredi 14 août 2025, 257 détenteurs de Brevet de Chef de Section et futurs Cadre de l’Armée Nigérienne ont juré solennellement de servir la Patrie avec honneur jusqu’au sacrifice suprême. Il s’agit de la 19ème promotion d’élèves Officiers d’Actives composé de 229 officiers dont 5 féminins, baptisée « Lieutenant Seidou Moussa Dermakoy » et les collatéraux et Pilote de la 10ème promotion « Sauvegarde de la Patrie » composée de 28 Officiers Collatéraux dont 2 féminins. Cette sortie, dite ‘’Triomphe’’ où ces 257 Officiers de FAN ont présenté le premier salut d’Officiers au Ministre d’Etat, Ministre de la Défense Nationale le Général de Corps d’Armée Salifou Mody, marque la fin d’une étape cruciale et importante dans leur vie, mais aussi le début d’une carrière alléchante.

Lors de cette cérémonie de Triomphe, organisée à la base 101 de Niamey, le Ministre d’Etat, Ministre de la Défense Nationale le Général de Corps d’Armée Salifou Mody a au nom du Président du CNSP, Chef de l’Etat salué et félicité l’ensemble du personnel d’encadrement de l’Ecole de Formation des Officiers des Forces Armées Nigériennes. Il a ensuite rendu un hommage mérité à tous les éléments des FDS des pays membres de la Confédération AES, tombés dans l’exercice de leur noble mission, les armes à la main, pour la défense de l’espace commun de l’AES.

Auparavant, le commandant de l’Ecole (EFOFAN), le Lieutenant-Colonel Mahamadou Moussa Guedel a notifié que ces 257 futurs cadres des Forces Armées, détenteurs du Brevet de chef de section, ont surmonté avec succès des dizaines de semaines de formation militaire générale, physique, sportive et un aguerrissement adéquat pour relever les défis sécuritaires liés à ce contexte de reconquête de la souveraineté et de lutte contre des menaces existentielles pour nos Etats. « Ces jeunes Wangaris seront à la hauteur des espérances et attentes en matière de sécurité et ils serviront alors honorablement dans nos Armées, et ce, avec courage, abnégation, discernement, le sacrifice suprême y compris » a déclaré le Lieutenant-Colonel Mahamadou Moussa Guedel avant d’ajouter que cette génération de jeunes officiers assurera le transfert générationnel, trempée dans les valeurs ancestrales et celles des illustres et valeureux anciens, pionniers de la lutte contre l’impérialisme.

Ainsi, le responsable de l’EFOFAN, l’école qui a forgé ces officiers a inviter ces jeunes à se préparer pour affronter avec leurs hommes, soutenus par les peuples de l’AES en particulier et de l’Afrique en Général, tous ceux qui veulent entraver la marche du Niger vers la souveraineté totale et sa prospérité. Des prix d’excellence, des prix d’honneur et des tableaux d’honneur ont été décernés aux élèves de la promotion qui sont fait distingués.

Une formation axée sur l’adaptation et la résilience

Conscients des enjeux et en se conformant au principe de souveraineté, les responsables de cette formation ont mis l'accent sur le développement de compétences spécifiques pour répondre aux exigences actuelles. Face aux changements intervenus dans notre pays le 26 juillet 2023, le peuple nigérien dans un élan patriote jamais égalé, a montré à la face du monde, son inébranlable soutien aux forces de défense et de sécurité. Pour la première fois, notre école a assuré, de façon efficace, efficiente et autonome, toutes les formations en son sein sans aucun appui des partenaires étrangers’’ a mentionné le Général de Corps d’Armée Salifou Mody.

Renforcer les capacités opérationnelles de l’Armés

La sortie de cette promotion d'officiers intervient dans un contexte marqué par la lutte implacable contre l’insécurité au Sahel. L’EFOFAN a encore mis à la disposition du Niger des officiers très bien formés. Leurs compétences, leur dévouement, et leur capacité à s'adapter rapidement aux réalités du terrain seront déterminants dans la lutte contre les menaces actuelles. Ces jeunes officiers sont appelés à jouer un rôle clé dans le renforcement des capacités opérationnelles de l'armée, en apportant des idées nouvelles et en adoptant des stratégies innovantes face aux défis actuels.

Adamou H. Barmou

   

    

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Interdiction formelle de la consommation de la Chicha et destruction des produits, appareils et accessoires à Niamey

Dans un arrêté signé le 24 juillet 2024, le Gouverneur de la région de Niamey, le Général de Brigade Assoumane Abdou Harouna porte à la connaissance de la population de l’Interdiction formelle de la consommation de la chicha ou narguillé et destruction des produits, appareils et accessoires. Cette mesure vise protéger les générations présentes et futures des effets sanitaires (physique et mentale) liés à la consommation de ces produits, identifiés comme étant extrêmement nocifs pour la santé humaine.

« Il est formellement interdit l'importation, la distribution, la vente et la consommation de la chicha ou narguillé sur toute l'étendue du territoire de la Région de Niamey » note en article premier l’arrêté du Gouverneur de la région de Niamey.

« Toute infraction aux dispositions de l'article premier du présent arrêté sera punie conformément à la loi anfitabac, au code des douanes, au code d'hygiène et à toute autre règlementation en la matière. Informe les importateurs et distributeurs que les bouteilles, produits et accessoires de chicha saisis seront incinéré » ajoute l’arrêté.

Selon cette mesure, le Secrétaire Général de la Région de Niamey, le Procureur de la République près le Tribunal de Grandes instances Hors Classe de Niamey, l’Administrateur Délégué de la Ville de Niamey, les maires des arrondissements communaux de la Région et les Responsables des forces de Défenses et de Sécurité, sont chargés chacun en ce qui le concerne, de l'application « stricte » du présent arrêté, qui prendra effet à compter de sa date de signature, c’est-à-dire le 24 juillet 2024 dernier.

La Rédaction

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L’ARCEP s'engage pour une transformation et le développement numérique au Niger

La contribution des opérateurs de télécommunications sur la réduction de la fracture numérique au Niger est une thématique sur laquelle l’Autorité de Régulation des Communications Electroniques et de la Poste (ARCEP) travaille activement dans ce contexte de Sauvegarde de la Patrie. Ce mardi 23 juillet 2024 l’ARCEP a organisé un séminaire sur la problématique de la fracture numérique au Niger où des experts et des professionnels du secteur se sont réunis.  

Lors de la cérémonie d’ouverture de ce séminaire, placé sous le thème "Quelle contribution des opérateurs de télécommunications : fixe, mobile, FAI", le Directeur Général de l’ARCEP le Colonel Major Chaibou Idrissa a réaffirmé la détermination de son institution à jouer un rôle actif dans la transformation numérique du pays. Il a assuré les acteurs impliqués de l'engagement de l’ARCEP à créer un cadre réglementaire moderne et favorable à l'innovation, à une concurrence équitable, et à la protection des consommateurs. « Réduire la fracture numérique et garantir la sécurité de notre patrie est une mission collective. Les défis sont certes nombreux, mais les opportunités le sont également » a déclaré la directeur général de l’ARCEP.

Le Directeur Général de l’ARCEP le Colonel Major Chaibou Idrissa a profité de cette occasion pour souligner la détermination de son institution à jouer un rôle actif dans la transformation numérique du pays. Il a assuré les participants de l'engagement de l’ARCEP à créer un cadre réglementaire moderne et favorable à l'innovation, à la concurrence équitable, et à la protection des consommateurs.

Cette déclaration souligne l'importance accordée par l’ARCEP à la modernisation et à la sécurisation des infrastructures numériques, tout en mettant l'accent sur l'inclusivité et la justice économique dans le secteur des technologies.

Notons que les discussions ont porté sur les différentes manières dont les opérateurs de télécommunications peuvent contribuer au développement d'une infrastructure numérique robuste et inclusive. Les intervenants venus de divers horizons ont échangé des idées sur l'amélioration de l'accès à Internet, l'innovation technologique, et les moyens de garantir une concurrence équitable tout en protégeant les droits des consommateurs.

Hassane Hamadou

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Baisse des prix des hydrocarbures à la pompe à compter du 23 juillet 2024

Communiqué du Secrétariat Général du Gouvernement

Dans la droite ligne des engagements annoncés à l'issue du Conseil des Ministres du lundi 24 juin 2024, le Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP), sous la Haute direction de Son Excellence le Général de Brigade ABDOURAHAMANE TIANI, Président du CNSP, Chef de l'Etat a décidé d'une réduction du prix des Hydrocartiures à la pompe. Ainsi, à compter du 23 juillet 2024, à zéro heure sur l'ensemble du territoire national, les prix des hydrocarbures sont fixés comme suit:

Super 91: 499 FCFA, le litre

Gasoil: 618 FCFA, le litre

L'objectif visé par cette réduction du prix à la pompe est de permettre la baisse du prix des transports et par voie de conséquence celle des produits de première nécessité.

Par conséquent, le Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie et le Gouvernement invitent l'ensemble des opérateurs économiques à répercuter cette baisse sur les prix des produits et services conformément aux engagements souscrits. En tout état de cause, les services compétents de l'Etat sont instruits pour prévenir et réprimer toute tentative de fraude à l'encontre de cette mesure.

Le Secrétaire Général du Gouvernement MAHAMANE ROUFAI LAQUALI

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Examen du Baccalauréat, session 2024

Après 9 mois de dur labeur, les candidats au Bac affrontent ce lundi 25 juin 2024, les épreuves des examens du Baccalauréat, session 2024 sur l’ensemble du territoire du Niger, dans 216 centres d'examen. Cette année, ils sont au nombre de 87.907candidats dont 37.170 filles répartis dans 39 séries/filières. Le baccalauréat faut-t-il le rappeler, est le premier parchemin, diplôme universitaire qui donne la possibilité aux récipiendaires de poursuivre leurs études supérieures.
La répartition des candidats par type de Baccalauréat est établie comme suit : 77.958 pour le BAC de l'enseignement général ; 1.772 pour le BAC de l'enseignement technique et 8.177 pour le BAC de l'enseignement professionnel.
Selon les autorités nigériennes en charge de l’organisation du BAC, toutes les dispositions sont prises pour une réussite totale de cette session et qu'elle ne soit entachée d'aucune irrégularité. C’est ainsi que le ministre de l'Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l'Innovation Technologique Pr Mamadou Saidou a rendu public un message la veille des examens où il a encouragé les élèves à privilégier le travail et la discipline, et à bannir toute pratique malsaine susceptible de poursuites judiciaires. « Nous n'hésiterons pas à appliquer des mesures appropriées contre tout contre- venant face au dispositif mis en place pour rendre propres les examens du baccalauréat » indique le message du ministre de l'Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l'Innovation Technologique.
Hadjara A. Barmou

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Examens du Certificat de Fin d'Etudes du Premier Degré (CFEPD) session 2024.

Ils sont au total 403.977 candidats concernés par les examens du Certificat de Fin d'Etudes du Premier Degré (CFEPD) session 2024, débuté ce lundi 24 juin 2024. A 8h déjà, les épreuves du certificat ont débuté dans tous les centres d'examen sur l'ensemble du territoire national.
Pour rappel, le CFEPD est le diplôme de fin d'études de cycle primaire, permettant d'accéder en classe de 6ème du cycle de l’enseignement secondaire ou à la formation professionnelle et technique. C'est avec l'épreuve de Rédaction que le coup d'envoi a été donné. 
La particularité de cette session réside dans la réinstauration des examens du CFEPD et CEPE/ FA après plusieurs années d’interruption. En effet, c'était pendant la transition du CSRD présidée par le Général des Corps d'Armées Salou Djibo, qu’une réforme supprimée les examens du Certificat de Fin d'Etudes du Premier Degré (CFEPD). Les raisons qui ont motivés cette décision sont principalement liées à la perte de valeur de ce premier diplôme qui sanctionne la fin des études primaires. C’est une réalité, le CFEPD n'était plus sollicité sur le marché de l'emploi.
Au fil des années, les acteurs du système éducatif estiment que la suppression de ces examens a beaucoup contribué à la baisse de niveau des élèves. C’est pourquoi, une nouvelle décision a été prise au cours de l’année scolaire 2023-2024 pour procéder à la réinstauration de ces examens comme une solution au problème de baisse de niveau qui caractérise l'école Nigérienne afin de garantir une transition efficace en l’école primaire et le cycle d'études secondaires.

Bouniaminou Boureima 

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Lancement du projet d'autonomisation des entreprises féminines dans les chaines de valeur riz

Le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), en collaboration avec le ministère de l'Agriculture et de l'Elevage, a procédé le jeudi 20 juin 2024 à Niamey, au lancement national du projet d'autonomisation des entreprises féminines dans les chaines de valeur riz (EWASME). Ce projet d’un montant global de 11.250.000 de dollars, dont près de 3.221.550 de dollars pour la Composante Niger, est conçu et financé par la Banque Islamique de Développement et mis en œuvre par le PNUD sous la coordination du ministère de l'Agriculture et de l'Elevage, sur une période de 5 ans, 2022-2026 notamment en Guinée, au Niger, au Sénégal et à la Sierra Leone. L’objectif global de l’EWASME est de réduire la pauvreté, apporter un soutien à l'amélioration et au développement des entreprises détenues et dirigées par des femmes dans la chaîne de valeur du riz, renforcer la sécurité alimentaire et autonomiser les femmes dans les zones rurales.
Pendant sa mise en œuvre au Niger, ce projet compte autonomiser 1000 entreprises féminines, dont 310 dans les phases de post-récolte de la chaine de valeur riz. Environ 160 organisations féminines nigériennes bénéficieront d’une subvention et de session de formation au cours de l’année 2024, une à travers une cohorte de formation.
Selon la Directrice Générale de l’Agriculture Mme Amina Abass, le riz est un produit stratégique au Niger, car il joue un rôle important dans l'économie et dans la consommation des ménages. Elle a rappelé qu’au Niger, le riz est la troisième céréale après le mil et le sorgho tant du point de vue de la superficie que de la production. Pour elle ce projet cadre parfaitement avec les initiatives de résilience pour la sauvegarde de la patrie (PRSP) en cours au Niger. « Ce projet, dit-elle, traduit l'engagement du Ministère de l'Agriculture et de l'Elevage dans l'atteinte des objectifs de souveraineté alimentaire au Niger ».
Le représentant de la BID au Niger M. Habibou Djibo Abadou et la représentante résidente adjointe du PNUD au Niger Mme Jane Yemboah ont auparavant ce lancement est une phase très importante dans le processus de mis en œuvre de ce projet. « Le Projet d'autonomisation des entreprises féminines Ouest-Africaines dans les chaines de valeur riz est une initiative audacieuse, visant à transformer les filières rizicoles. L’engagement, la détermination et la collaboration de l’ensemble des acteurs sont essentiel pour susciter des changements positifs et favoriser le développement durable au Niger et au-delà. A une époque où l’agriculture demeure la colonne vertébrale de l’économie de ces nations, ce programme se présente comme un catalyseur de changement, visant à insuffler une vie dans les filières riz, souvent entravées par des multiples défis » a déclaré Mme Jane Yemboah avant de plaider au profit des femmes pour qu’ensemble, les acteurs puissent agir et œuvrer pour un avenir où toutes les femmes auront la possibilité de s’épanouir, de contribuer à leur économie et de mener une vie satisfaisante.

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Protection des Girafes au Niger, Girafes de Kouré

La protection des girafes au Niger passe nécessairement par un engagement au plus haut sommet de l’Etat de circonscrire et classer véritablement l'habitat des girafes, gage de la préservation durable de cette espèce emblématique, l'une des grandes merveilles touristiques, attractives du Niger. En effet, le 21 juin dernier, à l’instar de la communauté international, le Niger a célébré la journée mondiale de la Girafe. Cette journée a été célébrée dans un contexte où la question liée à la situation globale des girafes et de l’environnement reste problématique.

De 1996 à 2023, le nombre de girafes est passé de 49, à près de 1.000 têtes. Ces mammifères grands de tailles, plus connu au Niger sous l’appellation « Girafes de Kouré » vivaient dans le Dallol-Bosso. En 2023 les autorités nigériennes ont procédé au lancement d’un processus des consultations publiques entrant dans le cadre du classement de « l'habitat » des girafes. Un processus qui est en cours et qui va garantir une protection absolue des Girafes au Niger.

La cohabitation des girafes avec les communautés

Dans la zone où vivent les girafes à l'état naturel, des communautés y résident également. Une cohabitation qui a des implications et des conséquences. « Le lieu de refuge de ces girafes abrite aussi des humains. C’est toute la zone du Dallol Bosso à cheval entre Tillabéri, Dosso et Tahoua. C’est également une de culture. Ce qui crée régulièrement des conflits. Lorsque les girafes sont en pâture au milieu d'une forêt clairsemée, il y a toujours des activités humaines qui les effrayent. Et lorsqu’elles se déplacent d’un endroit à un autre il y a des gens qui par curiosité posent des actes contraires au bien être de cet espèce » explique Moussa un habitant de Harikanassou.

Pour Idrissa Issoufou, il existe encore des gens qui ne connaissent l’importance et l’intérêt de protéger les girafes. « Chaque fois que des girafes passent, vous avez des prédateurs qui les agressent. Le plus grand danger et la menace qui plane sur les girafes c’est la déforestation, la perte de leur habitat et le braconnage. Et tous ces éléments sont causés par l’homme. Autre chose, les girafes n’hésitent pas à pénétrer les champs de culture, ce qui pose régulièrement de problèmes aux villageois qui les cultivent. Même après les cultures saisonniers, les girafes se donnent le plaisir de manger dans des greniers sans surveillance, pénétrant ainsi dans les villages » regrette-t-il.

Hadjara A. Barmou

Association Paix et Développement (APEDEV) : Promouvoir la paix,  la cohésion sociale et du développement durable

Le Niger dispose des structures associatives qui contribuent efficacement à la promotion de la paix et le développement. Parmi ces associations, il y a l’APEDEV (Association Paix et développement). En effet, l’APEDEV est une organisation créée le 04 août 2022 et reconnue par Arrêté N'000784/MI/D/DGAPPJ/DLP du 14 juillet 2023. Elle est apolitique, laïque et à but non lucratif. A tout point de vue, APADEV est une structure associative, composée principalement des jeunes patriotes (filles et garçons) et artisans de paix dotés d'un esprit  de leadership.  

En effet, cette association a pour objectif de promouvoir la Paix, la cohésion sociale et le développement durable. De manière spécifique l’APEDEV ambitionne de développer l'esprit de solidarité, d'entraide et du leadership entre ses membres et aussi les autres couches de la société faisant de ceux-ci, des ambassadeurs de Paix, amis de la cohésion sociale et promoteurs du développement. Ses domaines d’interventions sont essentiellement la promotion de la Paix et le développement, l'encouragement du leadership féminin, l'entrepreneuriat de la jeunesse, la défense des droits humains, l'éducation environnementale, l'exode intelligent, la démocratie et la bonne gouvernance.

Les moyens d'action de l'association sont: les conférences, les formations, les sensibilisations, les foras, les caravanes, l'organisation des évènements et toute initiative pouvant aider à la promotion de la paix, de la cohésion sociale et du développement durable, en collaboration avec les autorités locales, départementales, nationales, les leaders politiques et d'opinions, les médias, les artistes, les écoles, les instituts, les Universités, les Institutions, les centres des jeunes, les lieux publics à travers l'échange, l'entraide et la solidarité avec toute association du développement partageant les mêmes visions avec APDEV. 

Notons que l'adhésion à L'APDEV est ouverte à toute personne partageant la vision de l'association et pour la réalisation de celle-ci.

La Rédaction